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Sainte-Marie-aux-Mines, un canton trois étoiles

La vallée de Sainte-Marie-aux-Mines, depuis le Col des Bagenelles. Une vallée qui a dû faire face à bien des crises. Celle de la fermeture des mines d’argent il y a plusieurs siècles. Celle beaucoup plus récente du textile. Mais c’est un pays opiniâtre qui a toujours su réagir, en témoignent les récentes et belles implantations industrielles.

Né de la réunion des anciens cantons de Kaysersberg, Lapoutroie, Ribeauvillé et Sainte-Marie-aux-Mines, le nouveau canton de Sainte-Marie-aux-Mines est riche de 30 communes et de 44 843 habitants. Entre Ried, vignoble et montagnes, le canton de Sainte-Marie-aux-Mines, avec son étonnante mosaïque de petites régions naturelles, illustre à lui seul la formidable diversité de notre département.

Marc Haeberlin, chef de « L’auberge de l’Ill », 3 macarons Michelin sans discontinuer depuis 1967 ! Voilà un canton qui a magnifiquement su mettre en avant ses atouts et son attractivité touristique. Aux plus sportifs, la station toutes saisons du Lac Blanc. Aux contemplatifs, des milliers de km de sentiers de randonnée et de nombreux gîtes bucoliques. Et à tous les curieux un formidable patrimoine architectural et culturel. Dans le domaine agricole en particulier des initiatives fécondes et originales y ont pris naissance. Marchés paysans, magasins de proximité et autres circuits courts qui permettent aux consommateurs de retrouver les saveurs de leur territoire. Avec le carrefour du Patchwork et la bourse aux minéraux, deux rendez-vous de rayonnement mondial, la vallée de Sainte-Marie-aux-Mines prouve qu’elle est loin d’avoir épuisé tous ses filons ! Terre d’élection de la vigne -plus du tiers des grands crus du vignoble alsacien y rivalisent d’excellence- c’est une terre d’humanisme également qui a donné à l’Alsace l’un des esprits les plus universels : Albert Schweitzer.

Le vin d’Alsace a du génie

« Ces terrasses et ces murets sont notre cathédrale ». Philippe et Frédéric Blanck dans les vignes du Grand Cru Schlossberg A Kientzheim, Philippe Blanck aurait pu se contenter d’élaborer de grands vins de terroirs que d’ailleurs il exporte avec son partenaire et cousin Frédéric à près de 80% à travers le monde. Mais l’homme a l’amour de sa région et des vins d’Alsace chevillé au corps. « Depuis 2015, les climats bourguignons sont inscrits au patrimoine mondial de l’humanité. Les climats puisent leur origine dans l’histoire géologique, le savoir-faire et l’histoire des hommes. Mais l’Alsace a tout autant à proposer, sinon davantage ! Nos vignerons ont un talent fou. Nous élaborons les plus grands vins blancs secs du monde et nos terroirs, du fait de l’histoire géologique tourmentée de notre région, sont les plus variés qui soient. » Toutes ces convictions, Philippe Blanck les défend avec cœur au sein de l’association des vignerons indépendants d’Alsace. « L’oenotourisme est une formidable chance pour notre région. Paysages, gastronomie, qualité de l’accueil… tout participe et converge pour faire d’un verre de blanc d’Alsace une expérience gustative unique ». Le 4e SlowUp a permis à plus de 35 000 participants de redécouvrir la route des vins dans une ambiance conviviale au rythme de la marche à pieds, du roller ou du vélo.

Terre de sensations

La renommée du Bike Park du Lac Blanc est aujourd’hui internationale. Pari gagnant pour la station du Lac Blanc qui, après une dizaine d’années de lourds investissements -avec un fort soutien des collectivités et du conseil départemental en particulier- a réussi sa métamorphose. Station résolument sportive qui garantit le frisson, elle n’en a pas moins conservé son caractère familial et convivial. Eté comme hiver, le Lac Blanc propose au plus grand nombre un vaste panel d’activités : ski alpin, ski de fond, itinéraires de découverte à raquettes, luge, VTT, randonnée, sentier « pieds nus »…    

A plein gaz

A défaut d’avoir un sous-sol riche en énergies fossiles, il faut avoir des idées. Et la Haute-Alsace n’en manque pas ! Opérationnelle depuis janvier 2012, l’unité de méthanisation Agrivalor de Ribeauvillé satisfait les besoins en énergie électrique de 10 000 habitants. Cette réalisation a permis d’offrir une nouvelle solution pour le tri et la valorisation des déchets organiques (lisiers, biodéchets, déchets de l’agroalimentaire…) ainsi que la production de fertilisants naturels pour l’amendement de 800 hectares de cultures. Sans oublier la création de 10 emplois. L’unité présente un excellent bilan environnemental, produisant 5 fois plus d’énergie qu’elle n’en consomme et évitant le rejet de près de 6 000 tonnes de CO2 par an.

De près on se comprend mieux

Par nos choix de consommation nous décidons de l’avenir de nos territoires. Né à l’initiative de l’Association « Patrimoine paysan de montagne », le marché paysan qui se tient tous les mardis soirs des mois d’été, de juin à mi-septembre, dans les très beaux parcs à l’anglaise de la Villa Burrus de Ste-Croix-aux-Mines est en réalité bien plus qu’un marché de producteurs. On peut y acheter viandes et charcuteries, fruits et légumes, poteries et autres produits artisanaux bien sûr, mais surtout on vient y échanger, partager, goûter au plaisir de la convivialité. L’Association a acquis tables et bancs, installé un barbecue géant dont s’occupe un membre bénévole. Les visiteurs achètent saucisses, grillades chez les producteurs présents. La soirée se termine tard dans la bonne humeur. Privilégier les circuits courts redonne sens à l’acte marchand et rend dignité aux producteurs qui peuvent vendre le fruit de leur travail à un prix décent.

La ruée vers l’argent

Un mineur creusait en moyenne entre 2 et 10 centimètres de galerie par jour ! Sainte-Marie-aux-Mines doit son nom et sa grande réputation à la richesse de son sous-sol. Pendant 1 000 ans toute la région a été le théâtre d’une intense activité minière. La vallée connaît son âge d’or à l’aube du XVIe siècle, faisant affluer des milliers de mineurs de toute l’Europe. La production d’argent atteint alors ses sommets : 3,5 tonnes par an. La fabuleuse découverte d’un bloc d’argent de 592 kg en 1581, perçu comme le signe d’un nouvel âge d’or, n’est en réalité qu’un feu d’artifice final. En 1646, l’exploitation minière cesse et le Val d’Argent se vide à nouveau de ses hommes. Seule mine visitable en France qui ne soit pas une reconstitution, le parc Tellure est le témoin vivant des plus riches heures de l’histoire minière du Val d’Argent. Tellure 68160 Sainte-Marie-aux-Mines - 03 89 49 98 30

Les galeries sont de véritables cathédrales où ne manquent que les colonnes, le parfum des lys et les femmes en noir qui prient la vierge.

Bienvenue au paradis

Le gîte Panda d’Elise et de Maurice peut accueillir jusqu’à 15 personnes. Le succès des gîtes tribu va grandissant. Au gîte du « Petit Hohnack » à Orbey, tout au fond du petit vallon de « bois de sire », à quelques minutes à peine du monastère des sœurs dominicaines- le plus parfait garant de quiétude- l’accueil chaleureux d’Elise et de Maurice Gaertner et précédé par celui, un peu plus farouche, de quelques bouvreuils et chevreuils. Rien d’étonnant à cela, le gîte est labellisé Panda. Seuls ont droit à ce label accordé par le WWF des hébergements pour la construction et la rénovation desquels ont été utilisés des matériaux sains et naturels et dont l’environnement préservé offre à la faune et à la flore des lieux de refuge et d’épanouissement. Le gîte d’Elise et de Maurice n’est pas le seul de ce type dans le canton. Car ce territoire a résolument fait le choix d’un tourisme doux, respectueux des hommes et de leur environnement. Un tourisme qui offre à tous ceux qui le désirent les deux plus grands luxes de notre époque: le calme et la lenteur.

Le bel héritage

Francis Lorentz devant la tour du rempart nord de Bergheim, assurément la plus méconnue des perles du vignoble. Président de la Société d’Histoire de Bergheim, Francis Lorentz est un passeur. Rien de nostalgique chez cet inlassable défenseur des beautés architecturales et culturelles de sa région. Car pour lui goûter au patrimoine, c’est faire l’expérience de la durée, de l’intemporalité, de ce qui fait lien entre les générations. Sans patrimoine nous n’héritons de rien, nous ne faisons que naître et nous ne sommes plus ces maillons de la grande chaîne humaine. Bref, l’ambition de Francis est autant esthétique qu’éthique. Et d’associer dans son souci de transmission aux générations futures, les innombrables beautés naturelles de sa région. Son cher Taennchel en particulier, ce promontoire mystérieux fait de blocs rocheux aux formes hallucinées qui domine Thannenkirch.  

« Le Taennchel, c’est notre montagne magique, notre Zauberberg. C’est la Sainte Victoire du Haut-Rhin »

  Sainte-Marie-aux-Mines en chiffres

  • 30 communes
  • 44 843 habitants
  • 450,93 Sa superficie en km2, soit une densité de 99 hab/km2
  • 18 le nombre de grands crus sur les 51 que compte le vignoble alsacien

Plus d’infos : http://www.tellure.fr/