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Professions essentielles sur le terrain avec vaillance

Caissières, livreurs, pompiers, policiers... Les médias les ont baptisés « héros du quotidien ». Une dénomination qui les gêne un peu aux entournures. Pour eux, ils n’ont fait que leur travail.
Certes dans des conditions totalement inédites et dans l’ombre d’un ennemi invisible. Comme Guillaume, Anissa, Salvatore, Delphine, Jérôme, Vincent et Christian, ils ont été nombreux à faire fonctionner l'essentiel de notre quotidien.

Témoignage Salvatore

« Maintenant, il ne faut pas nous oublier ! »
Salvatore - équipier de collecte

A l’annonce du confinement, ils ne se sont pas posé la question. Rester à la maison n’était pas pour eux. Imaginez seulement !
Salvatore Ribaud est équipier de collecte sur le secteur de Thann- Cernay. Avec ses collègues, correctement équipés dès le départ (masques, gants, gel), ils ont fait le travail, fort heureusement ! Les départs ont été échelonnés dès 4h30 pour éviter trop de monde au dépôt.

Ils ont même particulièrement apprécié le peu de circulation dans les rues qui leur a permis un vrai gain de temps. « Quant aux voitures qui circulaient, aucune ne s’est jamais permise de klaxonner.

« Ça, ça a été un vrai changement pour nous. Il nous est même arrivé de trouver des mots d’encouragement et des mercis sur les poubelles ! » La vision du métier aurait elle changée ? Salvatore aimerait vraiment y croire !

 


 

 

Témoignage Julien

« On ne s’est pas battu pour rien ! »
Julien - chauffeur

 

« Heureusement, nous avons eu de quoi nous protéger dès le départ, pour le reste, j’ai préféré ne pas trop y penser.
Il fallait faire tenir la société pour laquelle je travaille et ramener un salaire complet à la maison ».

Julien est chef de parc et chauffeur routier aux Transports Meyer à Ungersheim.
Des collègues ont été mis en chômage technique. De son côté, Julien s’est senti très isolé : accès aux sites des clients interdits, idem pour les cabines de douche ou les machines à café. « Ça n’a pas été facile, on a serré les dents, ce sont nos emplois à tous qui étaient en jeu ».

Le travail a été très inégal avec des journées creuses et d’autres comparables à une période de Noël ! Depuis le déconfinement, l’activité a été multipliée par quatre. « Si on tient ainsi jusqu’à l’été, la société sera tirée d’affaire ».

 


 

 

Témoignage Anissa

« Je me suis sentie utile »
Anissa - chargée de clientèle

 

Anissa Kalliz est chargée de clientèle. Si vous êtes de Saint-Louis, c’est peut-être elle qui répondra à votre demande pour un courrier, un colis, un service bancaire ou de téléphonie. « La Poste est un service public, utile et essentiel », explique-t-elle. Hormis 15 jours où elle est allée prêter main forte à ses collègues facteurs et factrices, son bureau est resté ouvert.

« Les mesures de protection qui ont été mises en place m’ont rapidement rassurée, et puis, les clients nous remerciaient d’être là ! » L’on ressent chez Anissa, une certaine fierté à avoir fait tourner, avec ses collègues, l’une des seules banques et l’un des seuls opérateurs de téléphonie à être
restés ouverts au public.

Les collègues justement, parlons-en : « Il y a eu beaucoup de solidarité entre nous et, si les distances barrières étaient respectées, nos liens, eux, se sont renforcés ».

 


 

 

Témoignage Delphine

« Mes enfants et mon mari m’ont aidée à tenir »
Delphine - commerçante

 

Depuis 2 ans et demi, Delphine Balland tourne dans le Val d’Argent et au-delà avec son épicerie ambulante « En passant par la ferme ». Son crédo, les produits locaux : primeurs, farine, lait, oeufs, viande… auxquels elle ajoute ses produits faits maison : tourtes, flans, quiches…

La jeune entrepreneuse venait tout juste de stabiliser son temps de travail à 70h hebdomadaires. Un « confort » que le confinement a fait exploser. À sa tournée se sont ajoutées les livraisons pour les personnes fragiles et un surcroît de commandes. « Clairement, les gens avaient plus de temps pour cuisiner ! » Parmi eux beaucoup de nouveaux clients qui évitaient les grandes surfaces.

Certains ont déjà repris leurs anciennes habitudes. Mais d’autres ont pris goût aux produits fermiers. Si la tendance se confirme, il faudra songer à un camion plus grand.

 


 

 

Témoignage Christian

« J’ai senti une part d’humanité revenir chez les gens »
Christian - conducteur de bus

 

Pour Christian Horter, la question de travailler ou pas ne s’est pas posée. « Mes fils sont tous trois au service de la nation, c’était à mon tour de donner tout ce que je pouvais ! »

Conducteur de bus à Mulhouse, il a assuré, entre autres, la ligne C7 qui conduit à l’Hôpital Émile Muller dont les horaires ont été adaptés à ceux des hospitaliers. Malgré la distanciation nécessaire, il a croisé dans son bus des regards épuisés, accueilli des paroles d’entrée ou de sortie de garde, compris sans avoir besoin d’allumer la télé.

Il a vu l’hôpital militaire se monter, perçu la cadence des ambulances augmenter mais aussi ressenti la reconnaissance des usagers. Lui-même leur est reconnaissant « sans eux, mon métier n’existe pas ! » reconnaît-il non sans un brin de fierté, comme le veut la devise de sa société : F.I.E.R.S pour Fiables, Engagés, Innovants, Responsables et Solidaires !