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Le sport ne connaît pas de handicap

Comme à chaque rentrée, chacun prend de bonnes résolutions, et cette année c’est décidé, on se (re)met au sport! Si pour le plus grand nombre, le sport est avant tout un moyen de se maintenir en forme, il peut prendre une dimension supplémentaire pour les personnes en situation de handicap.

Eh oui, vous aviez oublié ? Pour chacun d’entre nous, l’activité physique améliore notre qualité de vie car elle assure une meilleure gestion du stress et de l’anxiété et participe ainsi à notre épanouissement personnel. Sans compter, que l’appartenance à un groupe ou une pratique sportive favorise les rencontres et le partage et permet donc d’exister aux yeux des autres que l’on soit en situation de handicap ou non. Il arrive que les personnes en situation de handicap se sédentarisent, se renferment sur elles-mêmes, par crainte du regard des autres, par les difficultés pratiques que l’environnement génère ou par résignation.  Dans ces situations, la pratique sportive, en loisir ou en compétition, outre ses avantages sur la condition physique, peut devenir une véritable thérapie. L’exercice physique entraîne des acquis qui permettent aux personnes de surmonter leur handicap, et d’assumer plus aisément les activités de la vie quotidienne. En plus du renforcement musculaire et du développement des qualités physiques telles que la vitesse, l’adresse ou la précision, le sport est aussi source de plaisir et de reconnaissance sociale.

Osez le sport !


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C’est indéniable le sport est pour une personne handicapée un moyen de se surpasser, de dépasser ses blessures physiques ou morales, en changeant l’image qu’elle a d’elle-même. Et de facto de changer le regard des autres sur le handicap. Aujourd’hui, l’enjeu pour le comité départemental Handisport, présidé par M. Jean-Paul Greth, est bien d’inciter le maximum de clubs à intégrer des personnes en situation de handicap. Car dans ces clubs, l’encadrement peut être plus pointu techniquement et que c’est en se confrontant à des valides qu’une personne en situation de handicap progresse plus vite. D’ailleurs, tous ceux qui l’ont expérimenté sont convaincus : la pratique sportive partagée aide à gommer les différences ou plus exactement permet de les vivre autrement. La Fédération Française du Sport Adapté est aussi à vos côtés pour développer et rendre accessible la pratique d’activités physiques et sportives des personnes en situation de handicap mental, intellectuel ou psychique. Alors, que vous soyez convaincus ou que vous ayez besoin de l’assistance d’associations spécialisées, chers Présidents de clubs sportifs, faites de cette nouvelle année sportive, celle de tous.

Pour + d’infos :

www.handisport68.org www.liguealsacesportadapte.fr

En chiffres :

Jeux paralympiques de Rio

  • 126 sportifs français,
  • 17 disciplines
  • 28 médailles françaises

Handisport dans le Haut-Rhin

  • 203 licenciés
  • 11 clubs affiliés en loisir ou compétition.

La récompense au bout de l’effort

La plupart des sports peut être pratiquée par un sportif valide ou en situation de handicap. Louise Studer, cavalière d’Aspach-Michelbach, ne fait pas la différence !

A 5 ans, Louise découvre le cheval dans un groupe d’enfants valides où elle obtient ses premiers galops. Aucune différence, comme elle se plaît à dire « j’ai tout fait comme tout le monde » ; c’est ainsi qu’elle participe aux Championnats de France valide en 2007 où elle obtient la médaille d’or. Ce n’est qu’en 2010 qu’elle intègre l’Equipe de France de Dressage Handisport. Aujourd’hui, sa passion de gamine est devenue un métier puisqu’elle est monitrice d’équitation, et son rêve, une réalité car Louise a représenté la France lors des Jeux paralympiques de Rio avec sa jument Princesse. Participer à ces J.O., c’est déjà gagner le combat de la vie « en se prouvant, à soi-même, qu’on est capable d’y aller et de relever le défi ! »

Autre discipline, autre histoire


Élisabeth Barléon, archère de Volgelsheim, et Louise
Studer, cavalière d’Aspach-Michelbach, ont représenté le
Haut-Rhin lors des derniers Jeux paralympiques de Rio.
Félicitations à elles pour leur engagement et leur
participation à cet événement sportif d’exception.

Elisabeth Barléon, archère haut-rhinoise, née avec une infirmité motrice, réalise son rêve le plus fou: participer aux Jeux paralympiques de Rio. C’est au centre d’éducation spécialisé qu’ « Éli » découvre le tir à l’arc lors d’un exercice sportif « pour vérifier si les personnes en fauteuil ont suffisamment d’abdominaux ». Depuis, elle n’a plus lâché son arc et, sous l’impulsion de son coach Philippe Horner (archer médaillé de bronze aux Jeux paralympiques de Pékin), a largement démontré qu’elle en avait des abdos et de la volonté !

Être accompagné pour mieux vivre son handicap

La maison départementale des personnes handicapées ou MDPH est un guichet unique d’accueil pour faciliter les démarches des personnes en situation de handicap. Ce sont 62 agents du conseil départemental et de l’Etat, accompagnés par 14 services d’accompagnement à la vie sociale (SAVS) répartis sur le territoire qui exercent une mission d’information, d’accompagnement et de conseils pour les personnes handicapées et leur famille. Cet accompagnement comprend l’évaluation du handicap par une équipe pluridisciplinaire composée de médecins, ergothérapeutes, psychologues, spécialistes du travail social et scolaire pour définir les besoins de la personne sur la base de son projet de vie. L’ensemble permet ainsi de proposer un plan personnalisé de compensation du handicap intégrant des dimensions telles que le parcours professionnel, scolaire et l’accessibilité.

Pour + d’infos :

Maison Départementale des Personnes Handicapées du Haut-Rhin - MDPH68 - tél. 03 89 30 68 10
www.solidarite.haut-rhin.fr