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Fermez le robinet !

enfants avec arrosoirs

Fermez  le robinet !

On croit toujours que l’eau coule à flots et à volonté. On se trompe. Et de la responsabilité de chacun dépend la qualité et la quantité de cette eau, si importante. Mise au point sur les idées reçues.
22 000 litres à la seconde sont injectés pour maintenir un débit minimal d’eau dans toutes les rivières haut-rhinoises pendant les périodes les plus chaudes de l’année. De l’eau est ainsi prélevée en permanence dans les 11 barrages mais surtout dans le Rhin pour être redistribuée… Et c’est par ce mécanisme que dans l’Ill, le Rhin coule…

L’eau de la nappe phréatique alsacienne est quasi-inépuisable

FAUX
Certes, la nappe phréatique rhénane est l’une des plus importantes réserves en eau souterraine d’Europe, elle s’étend en Alsace sur 3 200 km2, avec une quantité d’eau stockée estimée entre 35 et 50 milliards de m3 (soit le volume annuel du Rhin!) mais elle est aujourd’hui très vulnérable. Située à faible profondeur, la nappe subit des dégradations liées à diverses pollutions ; ces pollutions sont souvent dues aux anciennes industries (sels, produits chimiques…) dont les rejets n’étaient pas contrôlés comme aujourd’hui. 

L’Alsace dispose d’un patrimoine aquatique et de ressources en eau potable considérables mais tout le Département n’est pas logé à la même enseigne

VRAI
80% de la population haut-rhinoise est alimentée en eau potable prélevée dans les nappes : 30% dans la nappe de la Doller et 50% dans la nappe phréatique rhénane. 15% de la population est quant à elle alimentée par des sources, principalement dans le Sundgau et dans la montagne vosgienne où les réserves sont de plus faibles quantités. C’est pourquoi, certaines communes connaissent régulièrement des problèmes d’approvisionnement de l’eau tant en termes qualitatif que quantitatif. Les 5% restants sont alimentés par des prises en rivières notamment dans la Lauch.

Le réchauffement climatique va multiplier à l’avenir les périodes de sécheresse prolongées.

VRAI
L’une des conséquences du dérèglement climatique est d’engendrer des extrêmes climatiques. Les périodes de sécheresse seront de plus en plus longues et prononcées ; les épisodes pluvieux engendreront quant à eux des crues de plus en plus violentes et concentrées dans le temps. Cette réalité a déjà eu des conséquences financières pour notre collectivité qui a décidé de surdimensionner ses ouvrages d’art pour les adapter aux phénomènes climatiques plus violents.

En période de sécheresse, il n’y a rien à faire… simplement attendre la pluie.

FAUX
Chacun doit se responsabiliser et adopter les bons gestes dans ses usages quotidiens: ne pas laver sa voiture, préférer la douche au bain, ne pas arroser sa pelouse. Agriculteurs et industriels sont aussi encouragés à réduire leur consommation, par de nouvelles pratiques de culture (des céréales moins gourmandes) ou d’irrigation et par des modes opératoires plus économes en eau. Adaptées aux différents usagers, les mesures de restriction sont progressives : elles vont de la limitation des prélèvements d’eau à l’interdiction complète, selon le niveau de réponse qu’appelle la situation locale (vigilance, alerte, crise ou crise renforcée).