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Canton de Wintzenheim - Entre hautes chaumes et vignobles

Canton de Wintzenheim, entre hautes chaumes et vignoble

Né de la réunion des anciens cantons de Munster, Wintzenheim et Rouffach, le nouveau canton de Wintzenheim est riche de 35 communes et de 49 213 habitants.

Patrimoine naturel et culturel, entreprises de talents, richesses de ses productions agricoles et viticoles, tourisme… le canton de Wintzenheim a de nombreux atouts !

Des hautes chaumes où naissent les plus goûteux munsters jusqu’à Soultzmatt où jaillissent des sources dont la réputation remonte au 13e siècle en passant par les grands crus Zinnkoepflé, Hengst, Eichberg… où naissent les plus nobles nectars, ce territoire est une terre de cocagne, une synthèse de ce que la Haute-Alsace peut offrir de plus riche et de plus divers. Une richesse qui fait le bonheur de nombreux touristes. La vallée de Munster peut ainsi jusqu’à doubler sa population les mois d’été, tout comme les villages du vignoble, Eguisheim en tête.Tourisme, agriculture, industries, services… l’économie du canton s’appuie sur une grande diversité de ressources. Mais incontestablement c’est la vigne qui marque de son empreinte tout le piémont vosgien. Des vignes dominées par le château du Hohlandsbourg qui, après un long passé historique, est aujourd’hui la propriété du Département. Restauré, le château tient  pleinement sa place au cœur du paysage culturel haut-rhinois.

Le lycée agricole de Rouffach est aux côtés du lycée horticole de Wintzenheim, un établissement d’enseignement professionnel d’excellence.

Fecht, rivière vivante

Grâce aux passes à poissons (ici celle de Munster, près de l’Hôpital Loewel), la Fecht est à nouveau accessible aux espèces migratrices

Le remplacement de la force hydraulique par d’autres énergies a progressivement éloigné les hommes des cours d’eau qui, pendant des siècles, ont occupé une place centrale au cœur de nos sociétés. Depuis de longues années, le Syndicat Mixte de la Fecht amont s’est donné  pour objectif, à travers un ambitieux programme d’investissements, de redonner à ce cours d’eau sa véritable place. En initiant des travaux de prévention contre les inondations afin de nous prémunir contre les colères de la rivière, en luttant contre la renouée du Japon, une très opportuniste et tenace plante invasive. Mais aussi en aménageant des sentiers de découverte, en créant une passerelle qui fait le trait d’union entre les deux rives…  Afin de permettre à tous de se réapproprier ce formidable patrimoine commun. Pour que la Fecht retrouve toute sa richesse d’antan, la dizaine de chutes ont été équipées  de passes à poissons pour rendre à nouveau l’ensemble du cours d’eau accessible aux espèces migratrices.  Le retour du roi saumon est pour bientôt !

Vous qui passez sans me voir

Contournée par la RD83, Rouffach l’épiscopale, au débouché de la vallée noble riche de ses vignes et de ses sources - l’eau et le vin, tous les ingrédients de la liturgie !- est une grande méconnue. Une merveille quasi intacte où l’on voyage dans le temps. L’église Notre Dame est un véritable « livre de pierre » qui permet de saisir l’évolution des styles au cours des siècles. L’ancienne halle aux blés, l’ancien hôtel de ville, la maison dite de l’œuvre de Notre Dame sont d’authentiques joyaux de l’architecture de la renaissance rhénane.

Le couvent dit «des Récollets», un haut-lieu de l’humanisme dont la réputation était grande dans tout l’espace rhénan.

Ça roule pour eux

Eguisheim, cité natale du pape Léon IX,  l’un des plus beaux villages de France, ses grands crus et son non moins fameux… club de monocycle !

Un club qui depuis quelques années rafle toutes les récompenses dans les grandes compétitions nationales. Une domination telle que Patrick Hebinger, le président du club, n’a pas osé nous avouer le nombre de podiums réalisés lors des derniers championnats de France. Peut-être parce qu’au niveau international, la suprématie du club est bien moindre. « Normal, la discipline en France est toute récente. Jusqu’au milieu des années 80, ce drôle d’engin à une roue restait entièrement cantonné aux chapiteaux de cirque ». Alors que ce sport peut se pratiquer sur les terrains les plus variés : piste, route, pleine nature.

www.club.quomodo.com/exateammonocycle

Que ma montagne est belle

Les hauteurs de sa chère vallée, Patrick Kempf les aime tellement qu’il a décidé de ne plus les quitter. Ce skieur émérite, habitué aux sommets dont, depuis toujours,  il aime à dévaler les pentes, est en train d’en conquérir de nouveaux dans son auberge du Tanet, au pied de la plus sauvage des stations de ski du massif vosgien. Ancien chef de la Verte Vallée, Patrick offre dans son restaurant une cuisine sans chichi, roborative, goûteuse, qui met à l’honneur les produits locaux. Avec une douzaine d’autres partenaires de la vallée, il vient de reprendre sous la bannière « Tanet passion » la gestion de cette station tout à la fois familiale et sportive qui offre, y compris, aux free rider de magnifiques espaces sauvages. « Tant de gamins de la vallée ont appris à skier sur ces pentes. Il ne fallait pas que ça s’arrête. »

Patrick Kempf file tout schuss vers le succès.

Ricoh, entreprise vertueuse

Une entreprise verte sur toute la ligne et dont l’engagement en faveur du recyclage et de la préservation des ressources a été récompensé par les organisateurs de la COP 21. A travers ses produits GreenLine, gamme d’appareils d’impression multifonction remise à neuf, Ricoh a en effet été choisie comme partenaire officiel du forum sur l’avenir du climat de la planète qui s’est tenu à Paris en décembre dernier. Il faut dire que l’empreinte carbone de ces copieurs qui, pour le consommateur, répondent aux mêmes exigences techniques que celles d’un produit neuf avec une empreinte carbone considérablement réduite.

En 2014, le site de Wettolsheim est devenu centre européen de référence du Groupe Ricoh pour la collecte et la remise à neuf de cartouches de toner et de consommables. Un taux de recyclage qui pour certains produits peut atteindre 92,50 % !

Avec plus d’un millier de collaborateurs, Ricoh est l’un des tout premiers employeurs du bassin colmarien.

Nourritures terrestres

Les magasins des deux jeunes femmes se font presque face dans la Grand’Rue à Munster. Le premier est celui de Stéphanie Bombenger qui a repris, il y a un peu plus d’un an, la boutique de torréfaction Schreiber. Une véritable institution à Munster qui, outre cafés et thés, propose à sa clientèle une épatante gamme de chocolats et confiseries de qualité. Le second est tenu par Sarah Torche qui vient de reprendre une autre enseigne emblématique, la librairie Vallée Bleue rebaptisée Carpe Diem. Deux jeunes femmes qui ont décidé de ne pas baisser les bras face à la standardisation du goût et de la pensée et d’offrir aux corps et aux esprits de saines nourritures.

Stéphanie Bombenger (g) et Sarah Torche (d) veulent offrir aux corps et aux esprits des nourritures de qualité.

Une famille formidable

Sophie, Maxime et Geneviève Buecher (de g à d) produisent des vins à leur image : authentiques et naturels.

Ce canton a décidément bien du talent en matière viticole. A côté des étoiles de la viticulture hexagonale que sont Josmeyer, Zind-Humbrecht, Albert Mann, brillent de nombreux jeunes talents dont Maxime Buecher, 25 ans tout juste. A Wettolsheim, chez les Barmès-Buecher, on fait des vins à leur image : authentiques et naturels. Geneviève la maman, Sophie et Maxime les enfants, ont su réagir de la plus belle et noble façon au décès accidentel de leur mari et père : en faisant fructifier son héritage. Pionnier de la biodynamie, seule forme de viticulture qui à ses yeux intégrait à la fois les aspects humains, naturels et spirituels, François Buecher ne cessait de livrer bataille aux vins fardés et corrigés à grand renfort d’additifs et de technologie. Passage de témoin réussi : les vins de Maxime qui comptent aujourd’hui sans conteste parmi les meilleurs de la région sont sans artifice et reflètent magnifiquement les spécificités des terroirs qui les ont vus naître. Tout comme son papa, il est libre Max !

«C’est dans la vigne que se fait le vin. Le viticulteur n’est finalement qu’un chef d’orchestre qui doit interpréter au plus juste la partition du terroir». Maxime

Le canton de Wintzenheim en chiffres

  • 35 communes
  • 49 213 habitants
  • 11 Grands Crus sur les 51 que compte le vignoble d’Alsace
  • 10 000 vaches vosgiennes, alors que la race avait failli disparaître avec seulement 3 000 têtes dans les années 70.

Plus d'infos sur : www.altkirch.fr