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Canton de Cernay

   


 Thann et l’entrée de la vallée de la Thur vues depuis la chapelle Saint-Urbain du Rangen.
La ville célèbre en 2016 le 500e anniversaire de l’achèvement de la collégiale Saint-Thiébaut.

Né de la réunion d’une partie de l’ancien canton de Cernay, des cantons de Saint-Amarin et de Thann ainsi que d’une commune de l’ancien canton de Masevaux, le nouveau canton de Cernay est riche de 32 communes et de 50 395 habitants.

Un environnement de qualité, des industries de pointe, cette terre de culture et de mémoire a décidément bien du talent.


Le Parc de Wesserling, magnifique témoin de l’industrie
textile en Alsace et somptueux ensemble de jardins classés.

 Axe de circulation majeur entre le Haut-Rhin et les Vosges du sud, la vallée de la Thur a été au coeur de la formidable aventure de l’industrie textile de notre région dont le parc et le musée de Wesserling gardent l’émouvante et vivante mémoire. Riche de son passé industriel, le canton a su diversifier et dynamiser son tissu économique, accueillant sur son territoire de grands groupes internationaux et soutenant de belles réussites locales. Beaucoup plus sombre, le cruel souvenir des combats meurtriers du front d’Alsace en 1915-1916, dont le canton garde d’ineffaçables traces. 30 000 hommes trouvèrent la mort au Hartmannswillerkopf lors de la défense de ce promontoire hautement stratégique. Terre d’histoire et de mémoire, le canton de Cernay a également de formidables atouts touristiques à faire valoir, avec la station toutes saisons du Markstein et de remarquables milieux naturels, tel ce joyau qu’est le See d’Urbès.

Les légendes ne meurent jamais

Eugène Schnebelen et sa fille Léa, étudiante en œnologie, dans leur «cabanon» du Rangen.
Le Rangen de Thann connaît la plus haute renommée depuis le Moyen Age et ses vins sont loués et chantés par les plus beaux esprits de l’époque : Montaigne, Sébastien Brant, le théologien Münster également qui dans sa célèbre « Cosmographie » évoque ce vin délectable qui « s’insinue dans le corps aussi doucement que du lait». Dans la seconde moitié du 18e siècle, la réputation du Rangen est telle que Vienne, la capitale autrichienne, en consomme à elle seule six fois plus que le lieu-dit ne peut en produire ! Et puis s’abattre sur ce terroir d’exception de sombres temps : crise du phylloxera, guerres et annexions à répétition. Un long sommeil dont le Rangen n’émergera que grâce à la volonté de quelques vignerons et hommes de passion, dont Eugène Schnebelen, chef d’entreprise thannois et oenophile éclairé. Enfant, Eugène courait dans la nature sauvage du Rangen où la vigne n’occupait alors plus qu’une toute petite superficie, se promettant un jour d’y faire du vin. Pari tenu. Et ses Riesling goûtent fort bon !

L’appel de la montagne

Que vous soyez sportif confirmé, amateur de frissons ou plutôt tendance contemplatif, le Markstein répond à toutes les envies.

« Il est l’été, un pâturage plein de myrtilles et d’herbes embaumées, et l’hiver, un champ de neige radieux où de plus en plus nombreux, les skieurs, qui n’ont à y redouter ni avalanche, ni précipice, se donnent rendez-vous ». Près d’un siècle après cette description idyllique, le tableau n’a guère changé. Le Markstein s’est modernisé certes, se dotant de nouveaux téléskis, d’une luge sur rail qui garantit le grand frisson, mais tout en conservant son caractère familial et convivial. Le Markstein est le royaume des parapentistes. Ce dôme de 1 km2, au sommet de 2 vallées qui y amènent leurs bises, est une référence dans l’histoire du vol libre.

Ça coule de source !

Une histoire ancienne et prestigieuse. Un curriculum vitae impeccable. Et pourtant l’eau de Wattwiller a bien failli disparaître. Réputée bien avant les Romains déjà, déclarée d’intérêt public en 1865, l’eau minérale de Wattwiller est vendue dès 1867 dans les meilleures pharmacies non seulement en Alsace mais aussi à Paris, Lyon ainsi qu’à Bâle. La guerre de 1870 portera malheureusement un coût fatal à la source. Un demi-siècle plus tard, une usine d’embouteillage est construite qui ferme en 1974. Wattwiller renaît en 1992 et d’emblée se positionne sur le marché des eaux minérales haut de gamme. Pari réussi. Wattwiller, ce sont aujourd’hui une cinquantaine de collaborateurs et une production de 48 millions de litres d’une eau minérale présente sur les plus belles tables.

Terre de mémoire

Hartmannswillerkopf. Wattwiller, le 15 July 2008. « Qui tient les hauts, tient les bas ». En vertu de ce principe incontournable de l’art militaire, le Hartmannswillerkopf (HWK), baptisé Vieil Armand par les Poilus, mais plus explicitement encore la montagne de la mort, ne pouvait que devenir un sommet convoité. Surplombant tout le sud de la plaine d’Alsace, offrant sur celle-ci la vue la plus exceptionnelle qui soit, le HWK a été l’un des principaux enjeux des combats de la première guerre mondiale. 90 km de tranchées ont été creusés dans la montagne ainsi que quelque 6 000 abris, casemates et galeries diverses. Nul autre sommet vosgien n’a subi d’aussi violents et intenses pilonnages. 250 000 obus tirés par l’artillerie française pour la seule journée du 21 décembre 1915. Et un nombre de morts malheureusement proportionnel à ces chiffres de démesure : 250 000 dans les deux camps. En août 2017, le premier historial franco-allemand ouvrira ses portes sur le site.

Une success story industrielle

C’est une belle histoire. Celle d’une modeste PME familiale, créée par un jeune ingénieur visionnaire de 29 ans, Georg Endress et par un directeur de banque, Ludwig Hauser. Lors de sa création en 1953, la société dispose d’un capital de 2 000 marks. Quelque 60 années plus tard, l’entreprise, aujourd’hui entièrement aux mains de la famille Endress, est devenue un fleuron mondial dans les secteurs de la mesure et de l’automatisation industrielle. 2,1 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Près de 13 000 collaborateurs et une présence commerciale et technique dans plus de 125 pays de par le monde. Un formidable dynamisme dont profite pleinement le site de Cernay qui, pour faire face à la demande croissante de débitmètres de haute qualité, a récemment augmenté de 10 000 m2 sa surface de production. Lors de sa création en 1991, l’usine de Cernay employait 16 personnes. Elle en compte 360 aujourd’hui !

Eau en stock


Protégé depuis 1983 et propriété départementale depuis
1986, le See d’Urbès est un milieu unique pour la faune et
la flore.

L’idée d’un barrage sur le cours supérieur de la Thur naît dès le 19e siècle. Mais il faudra attendre la terrible crue de la fin décembre 1947 qui touche tout le nord est de la France -il tombe 415 mm de pluie en 5 jours à Wildenstein- pour que le projet redevienne à nouveau d’actualité. Le barrage sera finalement construit entre 1959 et 1963. Sa mission première est de contribuer à la régularisation du débit de la Thur, de stocker une partie des hautes eaux d’hiver et de soutenir les débits d’étiage de la rivière en période estivale afin de faciliter la vie aquatique et l’approvisionnement en eau des industries de la vallée. Sa superficie de 81 ha en fait aussi un site touristique très apprécié.

 

Le paysage qui venait du froid


Avec 81 hectares, le lac de Kruth-Wildenstein est la plus
grande retenue d’eau du versant alsacien des Vosges.

C’est une très vieille histoire longue de 15 000 ans. Un puissant glacier dévalait alors les pentes du col de Bussang, rabotant la haute vallée de la Thur. En fondant, ce glacier a donné naissance à un lac de 3 km de long. Le climat se réchauffant, une végétation spécialisée a amorcé la colonisation puis le comblement du lac le transformant progressivement en tourbière. Protégé depuis 1983 et propriété départementale depuis 1986, le See d’Urbès est un milieu unique, un véritable sanctuaire pour la faune et la flore, une belle population de castors entre autres. Un nouvel aménagement des sentiers de découverte du site est actuellement en cours avec des accès balisés depuis les villages de Fellering et d’Urbès. Une belle initiative pour permettre aux riverains de se réapproprier un formidable milieu qui longtemps, à travers l’exploitation de la tourbe qui servait de combustible une fois séchée, du « See gras » utilisé pour la litière du bétail mais aussi de la glace, découpée à la hache pendant les périodes de grand froid, et stockée dans les caves, a tenu une place centrale dans les sociétés rurales d’antan.  

Le canton de Cernay en chiffres

  • 32 communes
  • 50 395 habitants
  • 325,60 sa superficie en km2
  • 156 sa densité humaine au km2

Plus d’infos : www.haute-alsacetourisme.com