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Canton de Brunstatt : LE VENT EN POUPE !

Le canton de Brunstatt a suivi la sage préconisation d’Alphonse Allais qui suggérait de construire les villes à la campagne. Malgré sa forte densité humaine, il a su garder tous les charmes de la ruralité.

Entre Mulhouse, Bâle et Altkirch, de la plaine du Rhin aux doux vallonnements des collines du Sundgau, s’étend le canton de Brunstatt, terre de rencontres et de confluences qui très tôt a séduit les hommes. A cheval sur deux grandes communautés de communes, Saint-Louis Agglomération et Mulhouse Alsace Agglomération, le canton profite pleinement de la volonté d’ouverture transfrontalièrede ces deux grandes collectivités. C’est ici que l’ingénieur  Koechlin réalisa la première centrale hydroélectrique sur le Rhin, un équipement exemplaire en son temps. Lieu de passage -le grand canal y ouvre son puissant sillon, le chemin de fer et l’autoroute vivement animée par les migrations pendulaires des travailleurs frontaliers y courent du nord au sud- le canton est également un lieu de résidence fort apprécié, ayant su garder les charmes de la ruralité tout en profitant du dynamisme des grandes agglomérations voisines.

Un canton qui a su préserver l’art de vivre à la campgne.

Formé de communes des anciens cantons de Sierentz, de Mulhouse sud et de Habsheim, le nouveau canton de Brunstatt est riche de 27 communes et de 40 236 habitants.

ÇA COULE DE SOURCE

Début octobre 1913, la « croix de Burn » de Brunstatt fait la une de la presse locale. Quelques jours auparavant lors de travaux de captage de la source Sainte-Odile, les ouvriers butent sur plusieurs dalles de grès. Ils découvrent alors un puits circulaire d’un diamètre de 2,65m. Le mortier utilisé pour l’assemblage des blocs permet aux archéologues de dater la construction de l’époque romaine. Au fond du puits sont découverts de multiples objets en bronze ainsi que quantité de monnaies. Mais les archéologues ne sont pas au bout de leur surprise car sous ce puits, ils en découvrent un second, d’où jaillit à 14m de profondeur une source, celle du Burnenbach. Avaiton découvert une très ancienne source sacrée où les populations d’avant l’ère chrétienne venaient déposer leurs offrandes ? Très certainement. Face à la persistance du culte païen des sources, l’Eglise trouva le plus subtil moyen d’y mettre fin tout en conservant l’ardeur de ses fidèles : elle les
plaça sous le patronage de saints. 

Le mortier utilisé pour l’assemblage des blocs a permis de dater le puits de l’époque romaine.

TERRE D’INITIATIVES

Certes, la réussite du Parc des Collines, le canton de Brunstatt doit la partager avec ses voisins mulhousiens. Il n’empêche que voilà une belle réalisation. Une zone d’activités de 65 ha, entièrement commercialisée, occupée par 300 entreprises technologiques, tertiaires et industrielles, non polluantes pour un total de 2 800 emplois, et dont une partie bénéficie des avantages fiscaux et sociaux du dispositif Zones Franches Urbaines. Un succès tel qu’une seconde zone de 76 ha est actuellement en cours d’aménagement.

LE VERGER DE MATHILDE

Marchés paysans, vente à la ferme, magasins de producteurs, AMAP… les filières courtes ont le vent en poupe. Exploitante agricole en culture biologique, Joëlle Rueher a repris les vergers de sa grand-mère Mathilde pour y produire, depuis 2003, pommes, poires, prunes, cerises, petits fruits… qu’elle transforme en partie en jus, confitures, eaux de vie… Dans son magasin de vente à Helfrantzkirch, elle propose nombre d’autres produits – laitages, viandes, farines, miels, fromages... – d’exploitations voisines. Les circuits courts rendent dignité aux producteurs qui peuvent vendre le fruit de leur travail à un prix décent mais aussi aux consommateurs qui connaissent à nouveau le plaisir de consommer des produits de terroir goûteux et typés.

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L’ÉDUCATION AU COEUR

Très peu de cantons peuvent s’enorgueillir d’avoir sur leur territoire autant d’établissements d’enseignement secondaire. 4 au total dont 2, et c’est une autre particularité unique dans le département, sont des établissements privés. Les relations entre public (collège Françoise Dolto à Sierentz et collège Pierre Pflimlin à Brunstatt) et privé (Don Bosco à Landser et Collège Episcopal à Zillisheim) ont toujours été excellentes et les 4 établissements fonctionnent en parfaite complémentarité. Magnifique et imposant édifice en grès rose qui se compose de quatre bâtiments disposés en quadrilatère autour d’une grande cour, et érigé en pleine campagne entre 1866 et 1869, le collège épiscopal de Zillisheim est devenu dès ses débuts le bastion des intellectuels catholiques haut-rhinois auquel de nombreuses familles chrétiennes ont confié l’éducation de leurs enfants. L’établissement a donné à l’Alsace de nombreux prêtres.

Zillisheim est l’un des cinq « collèges épiscopaux » d’Alsace-Moselle bénéficiant du statut d’établissement de culte, placé sous l’autorité de l’archevêché de Strasbourg.

J’AI RÉALISÉ UN RÊVE D’ENFANT

Le virus du commerce des produits alimentaires, Thierry Boltz le contracte très jeune dans l’épicerie paternelle. Après un début de carrière à la centrale Système U, il ouvre son premier magasin en 1995. En 2007, Thierry s’installe à Sierentz où il sera à l’origine d’une vaste zone commerciale et où il implantera le premier hypermarché en Alsace du groupe Système U. Plusieurs extensions ont aujourd’hui porté sa superficie à 6 500 m2, ce qui en fait le plus grand du grand Est ainsi que le premier employeur -228 personnes- de Sierentz. Mais l’aventure ne s’arrête pas là car Thierry Boltz a créé tout un écosystème commercial autour de son hypermarché : 4 000 m2 de cellules commerciales, 7 enseignes au total. Envolés les rêves d’épicier du petit Thierry ? « Pas du tout, plus que jamais j’ai la passion des bons produits. Très tôt, j’ai proposé dans mon hypermarché les meilleurs produits locaux, tous produits dans un rayon de quelques kilomètres. ».

Jacques Dutronc toute sa vie rêva d’être hôtesse de l’air. Thierry Boltz lui voulut être épicier. Et jamais, il n’en démordra !

6 500 m2 de surface commerciale, 228 emplois ; 4 000m2 de cellules commerciales regroupant 7 enseignes.

NUMÉRO 1

Produire localement et exporter mondialement. Telle pourrait être la devise de Barrisol, le leader mondial des plafonds tendus dont les 1 200 installateurs agréés rivalisent de prouesses à travers le monde pour la mise en oeuvre de toiles exclusivement fabriquées à Kembs. De l’opéra d’Oslo ou du Kazakhstan à l’aquarium de Majorque, d’une piscine new-yorkaise au musée Nestlé à Vevey en passant par le Colisée de Rome et même une école de… Brunstatt, les toiles de l’entreprise Barrisol habillent des centaines de lieux culturels et commerciaux parmi les plus prestigieux dans 120 pays du monde. Dernière innovation du groupe, des toiles spéciales pour des climatisations de plafonds parfaitement silencieuses et invisibles.

PIONNIER DU DÉVELOPPEMENT DURABLE

La nouvelle centrale a été baptisée de la lettre K. K comme kraft -force en allemand- et en hommage à René Koechlin, l’ingénieur concepteur de la centrale historique de Kembs. La centrale alimente également en eau le « Petit Rhin », un ancien bras mort du fleuve réhabilité en 2015 à l’occasion d’une opération de renaturation exemplaire.

Lors de son inauguration en 1932, la centrale hydroélectrique de Kembs, la première à être construite sur le grand canal d’Alsace, est l’une des plus puissantes au monde, avant d’être détrônée par les réalisations de l’ère soviétique sur les grands fleuves russes. L’usine produit alors 0,9 milliard kWh, soit plus de 6 % de la production électrique nationale. Fin 2016, et après plus de 5 ans de travaux et 50 millions d’euros d’investissement, EDF a inauguré en amont de l’ancienne centrale un nouvel équipement, à la fois usine de production électrique et organe de migration piscicole. D’une puissance totale de 8,4 MW, cette nouvelle usine produit sans la moindre émission de CO2, l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 10 000 foyers. Et les deux passes à poissons pour la montaison et la dévalaison qui l’équipent ont été directement intégrées dans le génie civil de la centrale. Une réalisation qui ouvre dorénavant le passage vers Bâle aux grands migrateurs, et notamment au roi saumon, qui peut ainsi poursuivre la conquête d’un fleuve où il abondait autrefois.

LE CANTON DE BRUNSTATT EN CHIFFRES

27 communes

40 236 habitants

187,30 km²

215 habitants au km²

« The Nest » au musée Nestlé de Vevey, conçu par Concept Consult Architects Schwitzerland et habillé par Barrisol.