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Brigitte Klinkert, ministre déléguée à l’insertion

Les Alsaciens peuvent compter sur moi

Brigitte Klinkert, Ministre déléguée à l’insertion, 1ère Vice-Présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin

Le 6 juillet dernier, vous avez été nommée ministre déléguée à l’insertion. Vous y attendiez-vous ?

Absolument pas ! Ce fut une réelle surprise… et un honneur im­mense comme est immense le chantier qui m’attend. L’économie de notre pays a été frappée de plein fouet par la pandémie. Près d’un demi-million d’emplois ont été détruits au premier trimestre 2020. Derrière ces emplois, ce sont des personnes, des familles qui se re­trouvent aujourd’hui en grande difficulté. C’est pour cette raison que le Président de la République et le Premier Ministre ont fait de l’em­ploi, et particulièrement de l’emploi des jeunes, une des grandes prio­rités du plan de relance. Mon ambition est claire : réussir l’insertion et ne laisser personne au bord du chemin. C’est d’autant plus prioritaire que ceux qui vont être les plus durement touchés par la crise sont les populations les plus vulnérables. C’est pourquoi je me donne comme objectif le lancement du service public de l’insertion et de l’emploi, de poursuivre le plan de soutien à l’insertion par l’activité économique, et de prendre des mesures pour favoriser l’égalité des chances.
Le plan de relance est l’occasion de développer les achats inclusifs : les programmes d’investissement et de soutien aux différents secteurs économiques comporteront des clauses sociales qui permettent le recrutement de personnes éloignées de l’emploi. Il nous reste peu de temps mais nous n’avons pas d’autre choix que de réussir.
Servir son pays est la plus belle des missions ; une mission qui me donne également l’opportunité de représenter l’Alsace à Paris. Cela ne se présente pas tous les jours.

Vous avez démissionné de la Présidence du Conseil départemental du Haut-Rhin pour en assurer la 1ère Vice-Présidence. Pour quelle raison ?

Il m’a fallu libérer du temps et de l’énergie pour ma nouvelle fonction à Paris. Cependant,  j’ai souhaité continuer à m’investir pour l’Alsace. C’est la raison pour laquelle mes collègues m’ont confié la 1ère  Vice-Présidente du Conseil départemental en charge de la Collectivité européenne d’Alsace. Vous le savez, l’Europe et son corollaire que sont les relations transfrontalières me tiennent viscéralement à cœur. Elles sont l’ADN de la Collectivité européenne d’Alsace qui verra le jour le 1er janvier 2021.
En me nommant ministre, le Président de la République et le Premier Ministre ont montré leur attachement à l’Alsace et, vis-à-vis d’eux comme des Alsaciens, je me sens garante de la réussite de cette nouvelle collectivité.

Vous allez donc continuer à porter la Collectivité européenne d’Alsace ?

Bien sûr. Mais je ne suis pas seule. Dès le début, la force de ce projet est d’avoir été porté par l’ensemble des Conseiller départementaux du Haut-Rhin et du Bas-Rhin. Ainsi, c’est ensemble qu’en 2018 nous avons obtenu la signature de l’Accord de Matignon à travers lequel le Gouvernement actait la création d’une Collectivité européenne d’Alsace. Puis, nous avons étoffé le projet pour aboutir en 2019 à la promulgation de la Loi Alsace qui donnait à cette nouvelle collectivité ses contours légaux.
Aussi, c’est ensemble que nous devons porter la Collectivité européenne d’Alsace jusqu’à son avènement. La tâche est encore grande, l’échéance est courte - une centaine de jours - et nous ne sommes pas trop de deux pour réussir. Dans cette logique, j’ai proposé à Frédéric Bierry que le premier mandat puisse être composé de deux périodes comme cela se fait dans d’autres institutions : l’une des deux périodes avec une Présidence haut-rhinoise et  l’autre avec une Présidence bas-rhinoise. Il s'agirait ainsi de montrer concrètement qu'il y a une égalité et une collégialité dans cette nouvelle collectivité, et qu'aucun des deux départements ne dominera l'autre.