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Alsace mon amour

Alsace mon amour, non mais dis donc !

les petasses dalsace
Estelle Specklin et Marianne Maric, fondatrices de Pétasse d’Alsace

Elles se sont connues à Mulhouse, hautes comme trois pommes, se sont perdues de vue ; de retour au bercail après études et bourlingue, se sont retrouvées. Estelle Specklin la styliste et Marianne Maric, la photographe. Oh, Dios mio (oh, mon dieu) ! Mulhouse ?! Le grand (grand) nom de la mode qui s’apprêtait à accueillir Marianne en stage revient sur sa promesse. Mulhouse, non vraiment, es imposible ! Le cœur des deux amies fait boum ! Mulhouse, l’Alsace, leurs deux amours… Non, mais dis donc ! « Les bretzels, les knacks, les colombages, les petits cœurs, les nappes à carreaux, les jupons à frous-frous, les cigognes…  c’est notre enfance, notre identité ! » Estelle lance sa collection de vêtements surfant sur les clichés adorés avec un soupçon d’insolence. Marianne plante le décor à l’Ecomusée pour un « shooting » photos alsaco-coquin.

Jouer avec les codes de l’Alsace

Les deux amies s’amusent tant qu’elles décident de ne plus s’arrêter. Et comme « plus on est de fous, plus on rit » Estelle et Marianne s’entourent rapidement d’amies aussi talentueuses que « frach » (un peu, beaucoup, à la folie…) et d’un ami, le graphiste Jean Wollenschneider. Il détourne un logo, elles jouent sur les mots et comme une réponse au grand couturier suffisant et craintif, leur collectif prend le nom de « Pétasse d’Alsace ». Désormais, en Alsace, à Paris ou ailleurs qui veut pimenter son événement et par-dessus tout faire rire sa compagnie peut faire appel à « Pétasse d’Alsace ». Les cerveaux des filles et des garçons (car les rangs des pétasses comptent aussi des messieurs) se mettent à cogiter, les épaules, à se dénuder… pour imaginer une performance plus surprenante que la précédente.

Partager l’esprit « Pétasse d’Alsace »

L’esprit « Pétasse d’Alsace » se décline aussi en tee-shirts et cabas qui, tel le nain de jardin d’Amélie Poulain, se font photographier de  New-York à Jaipur en passant par le Machu-Picchu (voir « vos photos de pétasses » sur petassedalsace.com).  Porter l’un d’eux, c’est un peu « performer » soi-même. « A Sarajevo, où j’ai fait une exposition de photos il y a deux ans, les tee-shirts ont fait un tabac » raconte Marianne Maric. Ne soyez donc pas étonnés, de croiser là-bas des pétasses d’Alsace. « Je ne suis pas certaine, rajoute Estelle Specklin, qu’elles connaissent la signification des mots, mais elles adorent le design du motif et puis ce côté alsacien pas ringard ! Les hommes aussi, d’ailleurs ! ». Pour l’instant, les tee-shirts sont fabriqués au Bangladesch. «Mais attention ! Pas question de sacrifier nos valeurs : nous travaillons avec des fournisseurs apportant des garanties sur les conditions de travail et aujourd’hui notre marque est certifiée complètement bio». Cela dit, pour Estelle la styliste, comme pour Marianne la photographe, qui chantent toutes deux une ode à l’artisanat, l’idéal serait de travailler avec des entreprises locales. « Imaginez, des chaussettes Pétasse d’Alsace made in Alsace »…

Nous avons mille projets. Par exemple, travailler avec des mémés tricoteuses pour créer une ligne de pulls… Et un rêve : un dessin de Tomi Ungerer !

Dites voir, mesdemoiselles, l’on raconte que Jean-Charles de Castelbajac est un de vos fans… « Disons qu’il est fan des photos de Marianne. Nous, les pétasses, il nous trouve complètement tarées ! » Chanteuse, DJ, web designer, écrivain… composent le collectif
Pétasse d’Alsace ouvert à tous les talents partageant l’envie de promouvoir l’Alsace sur un ton décalé. Si Rodolphe Burger leur a donné carte blanche à deux reprises dans son festival « C’est dans la vallée », si la filature leur a confié l’animation de son ouverture de saison ou encore Scène de rue celle de son bar officiel, leur truc qui marche à tous les coups, c’est le bingo ! Quèsaco ? « Un jeu un peu ringard avec des grilles à remplir de nombres, agrémenté d’un tirage au sort et de questions ». Mais encore ? « C’est l’occasion d’introduire un peu de culture -alsacienne bien sûr- dans nos animations à travers de nombreux clins d’œil, c’est super ludique ! » Estelle complète le propos de Marianne : « C’est tout ce qu’on aime : un truc un peu débile… mais réfléchi quand même… »