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Santé : prévenir, c’est guérir

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Santé : prévenir, c’est guérir

Que l’on soit future maman, bébé, adolescent ou senior, la santé passe par la prévention. Le Conseil départemental du Haut-Rhin en a fait un des axes principaux de sa politique de santé. Exemples avec la Protection Maternelle et Infantile (PMI), la Maison des Adolescents ou le nouveau Plan Senior
En 2018, 8 052 enfants sont nés dans le Haut-Rhin :
1 enfant sur 3 rencontre un médecin ou une puéricultrice de PMI juste après la naissance. 

Dans le Haut-Rhin, 120 personnes de la Protection Maternelle et Infantile travaillent au quotidien et dans tous les territoires pour la santé de la femme enceinte, de la maman et de l’enfant. Avant la naissance, les sages-femmes et les puéricultrices de PMI apportent aux futures mamans un soutien personnalisé sur le rythme des consultations, le déroulement de la grossesse,
l’accouchement, le retour à la maison, les suites de couches. Elles sont accessibles dans les 33 centres médico-sociaux du département. Chaque future maman reçoit de la part du conseil départemental un carnet de maternité. Objectif : l’informer sur l’évolution de sa grossesse, ses droits, le déroulement du suivi médical, les aides auxquelles elle a droit.
Après la naissance, les médecins de la PMI assurent les consultations pour les enfants de 0 à 6 ans. Les bilans médicaux sont effectués à cette occasion. Les puéricultrices sont disponibles pour répondre aux éventuelles inquiétudes et apporter leurs conseils. « Nous sommes là pour accompagner les parents, résume Frédérique Vu Xuan, médecin chef adjoint petite enfance de la PMI, donner des informations sur le développement de l'enfant, les pleurs, le sommeil, l'alimentation. Nous valorisons les parents dans leurs compétences. »A la sortie de la maternité, un carnet de santé est remis à l’enfant. Correctement rempli, notamment à l’occasion des visites médicales, il permet de suivre le développement de l’enfant pendant ses premières années. Il compte aussi des pages réservées au suivi de la vaccination et permet de vérifier le bon respect du calendrier vaccinal, indispensable à la bonne santé de l’enfant.L’enfant grandit et va bientôt entrer à la maternelle. Le bilan de santé des 4 ans est réalisé dans ce cadre : poids, taille, tests auditifs et visuels, langage, vérification des vaccinations… la puéricultrice de PMI fait un bilan de dépistage de l’enfant. A l’issue, elle pourra orienter vers un spécialiste : ORL, ophtalmologue, orthophoniste, psychologue… ou à nouveau un médecin de la PMI.

Après la naissance, les puéricultrices ont la possibilité de rencontrer l'enfant et les parents à domicile.
Frédérique Vu Xuan, médecin chef adjoint petite enfance de la PMI

La tuberculose sous surveillance

Contrairement à ce que l’on croit souvent : le nombre de cas de tuberculose n’augmente pas, 32 cas ont été signalés en 2018 dans le département au Service de Protection Maternelle et Infantile et Promotion de la Santé contre 69 en 2015 et 48 en 2013.Tous les cas sont signalés à l’Agence Régionale de Santé. Les centres départementaux de lutte antituberculeuse organisent un dépistage pour les personnes ayant été en contact avec des malades et les suivent pendant 2 ans. Ils s’assurent également du bon suivi des traitements. La vaccination antituberculeuse est également proposée aux personnes exposées aux risques. 

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Depuis le 1er juin 2018, trois vaccins sont obligatoires pour les enfants nés avant le 1er janvier 2018 : diphtérie-tétanos, poliomyélite. Pour ceux nés après le 1er janvier 2018, onze vaccins sont obligatoires : diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche, haemophilus influenzae de type B, hépatite B, pneumocoque, méningocoque C, rougeole, oreillons, rubéole.

L’adolescence pour rebondir

Le tout nouveau logo de la Maison des Adolescents du Haut-Rhin (MDA 68) en dit beaucoup plus que des mots : on y voit une jeune fille en train de sauter en l’air, baskets rouges, jean et blouson rouge.  L’adolescence n’est pas seuleument une crise, encore moins une maladie. Comme le dit Emmanuelle Zemb, la directrice de la MDA 68, « l’adolescence, c’est le temps du rebond. »
En 2018, 1906 jeunes ont poussé les portes de la MDA de Mulhouse et des antennes de Colmar et Sainte-Marie-aux-Mines – une troisième antenne doit ouvrir fin septembre à Altkirch. La MDA est ouverte aux jeunes de 12 à 25 ans, mais ceux qui viennent le plus ont en moyenne entre 14 et 16 ans. Beaucoup viennent accompagnés de leurs parents, au moins la première fois. Ils sont orientés par l’Education nationale, le bouche à oreille, le web… A la MDA, ils rencontrent un psychologue, ou une sage-femme, ou un éducateur.
Ces dernières années, les trois problématiques principales pour lesquelles les adolescents se rendent à la MDA sont les difficultés relationnelles et éducatives avec les parents ou les copains et copines, les questions de scolarité jusqu’aux cas extrêmes de phobie scolaire ou de harcèlement, la suspicion de troubles psychologiques tels que l’anxiété ou l’angoisse. Les cas de conduite addictive (stupéfiants, alcool, écrans…) ou de troubles du comportement alimentaire (anorexie ou boulimie) sont moins fréquents.
En dehors de ces rencontres individuelles, la MDA est très présente dans les établissements scolaires par exemple sur les compétences psycho-sociales : apprendre l’empathie, exprimer et gérer ses émotions… « Vous savez, insiste Emmanuelle Zemb, le plus important, c’est la confiance en soi. »

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« Questions d’amour »

Relations fille-garçon, sexualité, homosexualité, violences physiques, contraception, infections sexuellement transmissibles, accompagnement au recours à l’IVG… les adolescentes et adolescents peuvent obtenir des réponses à ces questions auprès des Centres de Planification et d’Education Familiale (CPEF). Les consultations sont accessibles sans autorisation parentale. Elles sont gratuites et confidentielles et pratiquées par des médecins, des sages-femmes, des assistants sociaux ou des psychologues. Pour connaître le CPEF le plus proche de son domicile, il est possible de s’adresser au service de PMI au 03 89 30 67 18 ou 24.

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Bien vieillir à la maison

Qui ne préférerait pas vivre ses vieux jours à la maison, plutôt que dans une maison de retraite d’aussi bonne qualité soit-elle ? A l’occasion de son Plan Senior adopté au printemps dernier, le Conseil départemental du Haut-Rhin a clairement fait le choix de l’autonomie des personnes âgées.
Le maintien à domicile des seniors nécessite souvent quelques travaux d’aménagement du logement : monte-escalier, douche à l’italienne, WC surélevé, barre d’appui, éclairage modifié… Afin de permettre aux plus modestes de financer ces investissements, le Département a réservé sur son budget une enveloppe de 2 millions d’euros pour les trois prochaines années, dont 600 000 € pour cette seule année 2019. Dans de nombreux cas, le maintien à domicile n’est possible qu’à la condition que la personne soit aidée. Il convient là aussi de soulager les aidants, notamment en favorisant l’accueil de jour ou les hébergements temporaires.
Bien sûr les Ehpad ne sont pas oubliés dans le nouveau dispositif départemental. 8 millions d’euros supplémentaires leur sont affectés pour l’amélioration des infrastructures. Un effort particulier est également porté sur l’alimentation des aînés, le maintien de leurs activités physiques, la stimulation de leur mémoire ou l’initiation au numérique. Cette dernière s’avère souvent très utile pour garder le contact avec la famille ou le médecin traitant. L’objectif est clairement affiché : permettre à toutes et tous de mieux vivre avec son âge.

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Le 8 novembre, dans le cadre de la journée mondiale du diabète du 14 novembre, le Département organise avec l’ARS et l’association Insulib une journée d’information sur le diabète à l’Hôtel du Département. Au programme : conférences, stands et contrôles de glycémie.

« Nous agissons contre la désertification médicale »

Dans le cadre du Schéma Départemental d’Amélioration de l’Accessibilité des Services au Public, le Département pilote avec l’Agence Régionale de Santé et l’Etat un comité de pilotage sur les soins de proximité. L’objectif est d’équilibrer l’offre médicale dans nos territoires et d’anticiper les départs à la retraite des médecins. La santé est une compétence qui incombe à l’Etat mais le Département et ses élus, forts de leur connaissance du territoire, œuvrent avec conviction et efficience pour le renforcement de l’offre de santé.Différentes solutions sont mises en œuvre afin de maintenir, conforter et développer l’offre des médecins généralistes, infirmiers, masseurs kinésithérapeutes, chirurgiens-dentistes, pharmaciens. Pour ce faire un film est en cours de réalisation pour mettre en avant la qualité de notre cadre de vie. Il sera projeté cet automne à l’occasion de la journée des internes organisée par la faculté de médecine de Strasbourg. Nous voulons également favoriser une activité dite « mixte » : à mi-temps à l’hôpital, à mi-temps dans un cabinet médical en libéral. D’autre part, le Département a décidé d’accompagner financièrement la création de maisons de santé et/ou leur rénovation.

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Karine Pagliarulo
Conseillère départementale du canton de Guebwiller, vice-présidente en charge de la santé et des soins de proximité