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Le billet de martin graff

Alsace-Irlande même combat

Martin Graff porte son «regard alsacien» sur les relations franco-allemandes et alémano-gaéliques depuis le... «Joyce bar» de Dublin. « Chroch do fhraobhacha on speir agus dreapodh trid n arealtai », Maedhbh (prononcer Meve) Connolly, élève du lycée franco-allemand Saint-Kilian de Dublin, République d’Irlande, traduit en gaélique mon poème : « Hang dini Wurzla an die Luft un klatter uff di Starna », « Accroche tes racines au ciel et grimpe sur les étoiles. » Il existe de nombreuses Wahlverwandtschaften entre Alsaciens et Irlandais. L’abbaye Saint-Grégoire de Menschter (Munster) doit son origine aux moines irlandais du county of Munster, Heimat actuelle de Tomi Ungerer qui habite à Cork. Les deux communautés, gaélique et alémanique, sont confrontées à plus fort qu’elles : The United Kingdom et le Royaume de France. Une différence de taille subsiste entre les deux peuplades. Les Irlandais luttent bec et ongles pour le maintien de leur langue maternelle. « Di Elsasser sen Hossaschisser un babbla numma na franzesch », wia d’r Germain Muller g‘sunga het. En 2016, les Irlandais fêtent le « eastern rising », la révolution avortée de Pâques 1916. L’expression « We remember » est affichée sur tous les murs de Dublin. En 1921, la République d’Irlande du Sud vit enfin le jour. La République d’Alsace, souhaitée par Lénine et bien d’autres, resta out of body. Le titre du dernier livre de l’historien alsako-tricolore Georges Bischoff confirme l’annonce mortuaire : « Pour en finir avec l’histoire de l’Alsace. »Mes copains irlandais du Temple Bar mythique de Dublin me demandent si Georges a abusé de la Guinness, pardon, de la Météor. A Pfloot esch a Pfloot