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Jeunesse, question d’Europe

CD68 agora Simone Weil

Jeunesse, question d’Europe

« Que peut faire l’Europe pour accélérer la transition énergétique ? La recherche spatiale est-elle une ambition européenne ? »… Ces questions de collégiens, lycéens et étudiants ont été posées, parmi d’autres, à  Amélie de Montchalin, Secrétaire d'État française aux affaires européennes et Michael Roth, Ministre délégué allemand aux affaires européennes.

Leur jeune parcours raconte déjà leur envie d’ouverture, leur intérêt pour l’allemand et leur conscience d’évoluer dans un espace qui dépasse les frontières. Collégiens et lycéens en filière européenne et étudiants en cursus franco-allemand ont répondu avec enthousiasme à l’invitation de Brigitte Klinkert, Présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin, qui leur offrait de dialoguer avec une Secrétaire d’État et un Ministre délégué pour aborder une question aussi cruciale que celle de  l’Europe ! Mais lorsque Carolyn Höfchen, journaliste d’Arte venue animer le débat, lance les questions, un ange passe. Pas facile de prendre la parole, le premier ou la première… Un collégien de 3e se lance et fait part de son inquiétude quant au réchauffement climatique. L’Europe va-t-elle réellement pouvoir faire quelque chose ? Amélie de Montchalin lui répond avec des mots simples, des exemples. L’enjeu climatique, le rassure-t-elle, est mis en priorité des cinq prochaines années au niveau européen. Côté questions, la glace est rompue, elles s’enchaînent jusqu’à l’heure du départ de la Secrétaire d’État et du Ministre délégué pour le Luxembourg où ils ont à préparer la réunion des chefs d’État européens qui doit se dérouler quelques jours plus tard.

« Vous pouvez faire avancer l’Europe ! »

C’est le cri du cœur adressé aux jeunes par Amélie de Montchalin : « L’Europe se fait beaucoup plus par des citoyens qui, au quotidien, ont compris que la logique était d’arrêter de faire la guerre de tous contre tous. L’Europe, c’est considérer que l’on peut travailler ensemble et qu’à la fin, on gagne. Que l’on gagne à mettre des choses en commun, des moyens en commun, des idées en commun. Que l’on gagne à faire des choses ensemble. (…) La vie que vous avez est révélatrice de l’idée que l’Europe existe. Comment vous investir ? Ayez des projets ! Des projets de croissance, des projets de partage, des projets d’entreprise, de famille, de formation. C’est ce qui fera avancer l’Europe (…). Quand Madame Brigitte Klinkert me dit qu’elle travaille pour qu’il y ait un train entre Colmar et Freiburg, pour que des apprentis allemands puissent faire leur apprentissage en France et que des apprentis français puissent faire le leur en Allemagne, pour que des professeurs viennent apprendre l’allemand, pour que des personnes qui viennent de perdre un emploi en France puissent, peut-être, être embauchées dans une entreprise allemande… cela fait beaucoup plus avancer l’Europe que beaucoup de grandes directives et de grands discours. Le meilleur investissement, c’est de vivre une vie ambitieuse, d’avoir des projets et de les faire grandir. Et si vous vivez avec l’état d’esprit qui a l’air d’être le vôtre - commun à deux pays - vous ferez beaucoup, beaucoup avancer l’Europe. »

Amélie de Montchalin et Michael Roth ont répondu tour à tour et sans détour à toutes les questions posées par les jeunes invités.
 Une fois les premières questions posées, difficile de s’arrêter, même à l’issue du débat…
Ici à Colmar, dans le Haut-Rhin, vous êtes l’exemple même de ce que l’on peut faire de concret pour l’Europe, au quotidien, pour rapprocher les politiques et mener à bien les initiatives.
Amélie de Montchalin s’adressant à Brigitte Klinkert

 Comment être écouté quand on est jeune ?

« Lorsqu’un étudiant allemand a fait la remarque que les jeunes n’étaient pas assez écoutés, j’ai été très surpris par la réponse du Ministre allemand, raconte Gaël. Il nous a expliqué que chaque mercredi, avec ses collègues, il parle des « Fridays For Futur », de la protection du climat et de ce qu’en disent les jeunes. Cela les préoccupent beaucoup. Il a ajouté qu’on pouvait lui écrire directement sur les réseaux sociaux, qu’il lisait personnellement les messages et que dans 95 % des cas, il y répondait même si, bien sûr, il ne pouvait pas garantir que chaque avis serait suivi d’une législation. J’ai trouvé ça incroyable ! »

UNE AGORA AU Conseil départemental du Haut-Rhin
En 16 ans d’existence l’imposant hall d’accueil circulaire et vitré de l’Hôtel du Département à Colmar n’avait jamais trouvé de nom. La venue, le 17 juin dernier,  d’Amélie de Montchalin, Secrétaire d’État française chargée des Affaires européennes et de Michael Roth, Ministre allemand délégué aux Affaires européennes, a été l’occasion de lui en donner un. Accompagné de Laurent Touvet, Préfet du Haut-Rhin et de Brigitte Klinkert, Présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin, la Secrétaire d’État et le Ministre délégué l’ont baptisé Agora Simone Veil. Rendre ainsi hommage à cette figure emblématique, grand témoin du XXe siècle et de l’histoire européenne, était une évidence pour Brigitte Klinkert, à l’heure où se construit la Collectivité européenne d’Alsace, creuset d’idées et d’initiatives  transfrontalières préfigurant l’Europe de demain.

Pour plus d’informations : retrouvez l’intégralité du dialogue européen pour la jeunesse sur la chaîne youtube « Conseil départemental 68 »