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Eric Straumann défendra les intérêts de l’Alsace à Paris

Eric Straumann défendra les intérêts de l’Alsace à Paris

Président du Conseil départemental du Haut-Rhin pendant 2 ans, il a été réélu Député de la 1ère circonscription du Haut-Rhin en juin dernier. En vertu de la loi interdisant le cumul d’un mandat national avec une fonction exécutive locale, il a démissionné en août de la présidence haut-rhinoise.

Votre démission a-t-elle été une décision difficile à prendre ?
Quitter un mandat exécutif n’est jamais facile. Mais au regard de l’évolution institutionnelle, je pense que ma place est à Paris pour défendre les intérêts de l’Alsace bien malmenée ces dernières années. Bien entendu, je reste conseiller
départemental et je partage avec mes collègues la volonté de faire vivre efficacement cette collectivité.
En tant que juriste, participer à l’élaboration de la règle de droit a toujours suscité en moi un grand intérêt. Je regrette cependant le nouveau mode de fonctionnement de l’Assemblée nationale qui affaiblit significativement le rôle des députés. Ceux-ci sont plus que jamais dépendants de l’Exécutif et plus généralement des grandes administrations centrales dont le pouvoir ne cesse de croître dans notre pays. L’interdiction du cumul des mandats découle de cette évolution. Or la disparition d’élus de proximité, forts dans leur territoire, engendre des élus faibles à l’Assemblée.

Que gardez-vous des deux années passées à la tête du conseil départemental ?
Avec mes collègues, nous avons fait face à la baisse des dotations de l’Etat tout en nous donnant des marges de manœuvre pour l’avenir. Je n’aime pas l’Eigenlob (l’autosatisfaction) mais relevons tout de même deux chiffres parlants : entre 2014 et 2016, l’autofinancement (épargne) a progressé de 10 millions d’euros. Sur la même période, notre dette a baissé de 20 %, soit près de 100 millions d’euros. Et je sais que les chiffres de 2017 vont encore dans ce sens.
Avec nos amis bas-rhinois, nous avons impulsé des économies d’échelle en fusionnant nos agences économiques et de tourisme ou encore en relançant la Maison de l’Alsace à Paris. Alors qu’elle nous coûtait 600 000 euros par an, elle nous rapporte désormais la même somme chaque année.  Par ailleurs, la proposition de rSa-Bénévolat a placé notre Département à la tête de l’actualité nationale dans le cadre de l’innovation sociale. Très contestée à l’époque, cette idée fait doucement mais sûrement son chemin.

Quel regard portez-vous sur l’élection de Brigitte Klinkert à la Présidence du conseil départemental ?
Brigitte Klinkert a été élue en raison de son expérience et de sa compétence et je pense que la Majorité départementale poursuivra la dynamique engagée. L’annonce par l’Etat de nouvelles baisses de dotations - près de 50 millions d’euros pour le Haut-Rhin - exigera des choix parfois difficiles comme ceux que nous avons déjà malheureusement dû prendre. La Majorité devra être solidaire pour les assumer.