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Coopération transfrontalière : TANT À PARTAGER

Coopération transfrontalière

Les Départements alsaciens sont économiquement tournés vers l’Allemagne. C’est l’une des raisons qui motive de nombreux élus alsaciens à porter le projet d’une collectivité territoriale d’Alsace à statut particulier pour, notamment, pouvoir « remplir pleinement les ambitions franco-allemandes et européennes définies par le Président de la République ». Mais… ces ambitions sont-elles réciproques ? Trois questions à une élue allemande. 

 

Landkreis de Brisgau-Haute-Forêt-Noire compte 

260 000 habitants 
50 communes 
40 km de frontières avec le Haut-Rhin 

Dorothea Störr-Ritter

Dorothea Störr-Ritter 

Landrätin du Kreis Breisgau-Hochschwarzwald

Avocate de formation, elle a été membre du Bundestag de 1998 à 2002 avant de diriger l’Union chrétiennedémocrate (CDU) du Bade-Wurtemberg de 2002 à 2005. En novembre 2007, elle a été élue Landrätin par l’assemblée du Kreis Breisgau-Hochschwarzwald. A son entrée en fonction, 
le 3 mars 2008, elle était la première femme à siéger au Rat du Bade-Wurtemberg. 

Les élus alsaciens souhaitent pouvoir mener davantage d’actions transfrontalières. Pensez-vous que nos voisins allemands soient dans la même dynamique ? 

Les élus allemands sont dans la même dynamique que les élus alsaciens. Le Landkreis dispose depuis l’an 2000 d’une commission de la coopération transfrontalière, composée de 18 membres. La commission traite de tous les sujets transfrontaliers d’importance. En mars 2018, la Présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert, est venue s’exprimer devant cette commission sur le thème de la conversion de la centrale nucléaire de Fessenheim ; le thème du marché du travail transfrontalier a également été évoqué. La création d’une collectivité alsacienne « forte et unique », disposant de compétences propres, me semble incontournable pour atteindre nos objectifs transfrontaliers communs. 

landkreis_breisgau-hochschwarzwald

En janvier, le Bade-Wurtemberg a fortement soutenu la proposition de Brigitte Klinkert de faire de la liaison ferroviaire Colmar-Freiburg une priorité politique et économique. Qu’attendez-vous de ce projet ? 

En Europe, il n’y a pas d’autres villes de l’importance de Colmar et Freibourg qui ne soient pas reliées par une liaison ferroviaire. La liaison actuelle par bus entre Breisach et Colmar ne peut et ne pourra pas remplacer une liaison ferroviaire. Le groupement public ZRF (Zweckver-band Regio-Nahverkehr Freiburg), dont j’assure actuellement la présidence, représente les collectivités territoriales dans la région, définit les priorités en matière de transport public de voyageurs et soutient la réactivation de la ligne Colmar-Freibourg. Cette dernière constitue une grande opportunité. Nous pourrons en profiter sur les plans économique, touristique et culturel.

Dans les écoles maternelles et primaires du Haut-Rhin, un élève sur cinq est scolarisé en classe bilingue. Qu’en est-il de l’enseignement du français dans les écoles de votre territoire ?

C’est le Land du Bade-Wurtemberg qui définit le programme d’enseignement dans les écoles primaires. Pour l’instant, les élèves apprennent l’anglais en première langue dès le CP ; les élèves le long de la bande rhénane apprennent le français. Cela doit cependant changer prochainement : le ministère de l’enseignement du Land envisage de ne faire démarrer l’enseignement des langues vivantes qu’à partir du CE2, afin d’améliorer le niveau.

Le Landratsamt Brisgau-Haute-Forêt-Noire essaye soutenir l’apprentissage du français, notamment par le biais de projets transfrontaliers, par exemple des projets de découverte de la nature portés par l’Association Régionale d’Initiation à l’Environnement et à la Nature en Alsace (ARIENA). A cette occasion, les élèves de part et d’autre du Rhin se rencontrent et apprennent la langue du voisin de manière ludique. Des rencontres sont prévues tout au long de l’année scolaire 2017/2018 entre des classes de Kirchzarten et Volgelsheim, Neuenburg et Blodelsheim ou encore Hartheim et Mulhouse. Dans le cadre du projet INTERREG « Passe-Partout », qui consiste en un jeu transfrontalier en ligne, le Landkreis soutient financièrement la participation de classes de Müllheim et Guebwiller. Enfin, il existe des crèches bilingues dans les villes proches de la frontière, à Breisach, Neuenburg et Müllheim. 

La création d’une collectivité alsacienne « forte et unique », disposant de compétences propres, me semble incontournable pour atteindre des objectifs transfrontaliers communs.

L’APPROFONDISSEMENT DE LA COOPÉRATION TRANSFRONTALIÈRE 

Le Département du Haut-Rhin est le principal partenaire du Landkreis en matière de coopération transfrontalière. Il existe une étroite collaboration depuis des années entre les services de nos deux collectivités. Je souhaiterais l’approfondir et la sceller durablement, en lui donnant la forme d’un commun accord avec la Présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert. Sur le terrain, cette coopération prend la forme de rencontres régulières entre nos collaborateurs qui n’ont de cesse d’intensifier et améliorer leur travail commun, lui conférant un caractère unique en Europe. 

PLUS D’INFORMATIONS SUR : www.breisgau-hochschwarzwald.de

 

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